Le président français a révélé aujourd’hui avoir été à l’origine de la libération de Maurice Kamto et ses alliés. C’était à l’ouverture de Salon de l’agriculture. « Il (Maurice Kamto) a été libéré parce qu’on a mis la pression » a lâché Emmanuel Macron interpelé sur la situation camerounaise par un activiste de la BAS. La libération du leader du MRC était en effet la condition sine qua non à une rencontre entre Biya et Macron à Lyon en octobre 2019. » J’avais dit au Président Biya: Je ne veux pas qu’on se voit à Lyon tant que Maurice KAMTO n’est pas libéré » a révélé Macron, contredisant ainsi Etoudi qui a juré avoir libéré Kamto sans pressions externes.
Nouvelles pressions à venir
Visiblement agacé par la situation camerounaise qui est « est entrain de se re-dégrader », le président français a promis de nouvelles pressions sur le régime Biya dès la semaine prochaine. « Je vais appeler la semaine prochaine le Président Biya et là, on mettra le maximum de pression pour que cette situation cesse » promet le locataire de Élysée. Des pressions qui pourraient permettre une libération de Mamadou Mota et bien d’autres prisonniers politiques. Le président français condamne aussi fermement les meurtres dans la zone anglophone, notamment le massacrre de Ngarbuh qui a fait plus de 20 morts. « Je suis totalement au courant et totalement impliqué sur les violences faites aux Cameroun et qui sont intolérables ».
Le président français Emmanuel Macron a qualifié samedi de « violations des droits de l’Homme intolérables » le massacre de 23 personnes du 14 février. Il a également déclaré vouloir « mettre la pression » sur le président camerounais Paul Biya.
« Je vais appeler la semaine prochaine le président (du Cameroun) Paul Biya et on mettra le maximum de pression pour que la situation cesse. Il y a des violations des droits de l’Homme au Cameroun qui sont intolérables, je fais le maximum », a expliqué le chef de l’État français en marge d’une visite au Salon de l’agriculture à Paris, alors qu’il était interpellé sur cette question par un passant.
Le 14 février peu avant l’aube, des hommes armés – 40 à 50 portant tous des uniformes de l’armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires, ont attaqué le quartier de Ngarbuh, dans le village de Ntumbo, puis ont tué par balle et brûlé des habitants.
Selon l’ONU, qui a demandé une enquête indépendante et impartiale, 15 enfants dont neuf sont âgés de moins de cinq ans, font partie des 23 victimes, dans la partie anglophone du pays.
Allié traditionnel
« La France a un rôle compliqué en Afrique, quand la France dit : tel dirigeant n’a pas été démocratiquement élu, les Africains nous disent de quoi vous mêlez-vous?… Moi, je mets la pression sur chacun ; je travaille avec l’Union africaine pour mettre la pression », a ajouté Emmanuel Macron, en faisant valoir que « ce n’est pas la France qui peut faire la démocratie au Cameroun, ce sont les Camerounais ».
Mardi, la France, allié traditionnel du Cameroun, avait déjà condamné des « violences » et demandé que les « responsables répondent de leurs actes ».
L’armée camerounaise qui évoque « cinq victimes » a assuré lundi que le drame était le résultat d’un « malheureux accident », après l’explosion de plusieurs contenants de carburant au cours d’échanges de tirs entre forces de sécurité et rebelles sécessionnistes.




















