C’est une énorme surprise, pour le monde littéraire, mais aussi pour l’autrice sud-coréenne Han Kang récompensée pour l’ensemble de son œuvre du prix Nobel de littérature
Elle était apparemment en train de dîner avec son fils, lorsqu’elle a appris la nouvelle grâce au message envoyé par l’un des 18 membres de l’Académie suédoise. Sa première réaction : « Jusqu’ici, j’ai eu une journée tout à fait ordinaire, je n’étais vraiment pas préparée pour cette annonce ».
« Un jour ordinaire »
En ce jour ordinaire, elle vient donc de remporter en tant que première Sud-coréenne le plus prestigieux et aussi le mieux doté des prix littéraires au monde, avec 11 millions de couronnes suédoises, c’est-à-dire plus de 970 000 euros. Elle devient la 18e femme parmi les 117 lauréats à avoir remporté la récompense ultime. Les membres du comité célèbrent une autrice qui a su affronter dans son œuvre « les traumatismes historiques et les règles invisibles et, dans chacune de ses œuvres, elle expose la fragilité de la vie humaine. Elle a une conscience unique des liens entre le corps et l’âme, les vivants et les morts, et, par son style poétique et expérimental, elle est devenue une innovatrice dans le domaine de la prose contemporaine. »
























